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À partir du 18 novembre 2017
Sur le site internet Brezhoweb.com

Avant-première

22 août 2017
Festival de Cinéma de Douarnenez

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Attachée de presse

Laurence Nicolas
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Entretien avec le réalisateur

Comment est née l’idée de Fin Ar Bed ?

L’idée originale vient d’Étienne Strubel. Nous avions en tête de concevoir une série sous la forme d’un road-movie se déroulant sur trois jours à travers la Bretagne. S’y rencontreraient trois générations, incarnées par trois personnages un peu perdus dans leur vie et dont le monde s’effrite.

D’où le titre de la série : FIN AR BED, qui signifie fin d’un monde. Lorsque les trois personnages se rencontrent, il est effectivement difficile d’imaginer un avenir commun pour eux. Tout les éloigne : leur âge, leur provenance social, leur quête, jusque « l’univers cinématographique dans lequel ils baignent ».
Le défi à l’écriture était donc de faire exister ce trio et de le rendre attachant.

L’écriture du scénario s’est faite en plusieurs temps, pouvez-vous nous en décrire les étapes et son évolution ?

Entre juin et novembre 2011, Étienne et moi avons écrit le pilote, ainsi que la trame des futurs épisodes et la bible de la série.

On a tourné le pilote en 2012 puis fin 2014, TVR et France 3 Bretagne ont donné le feu vert pour lancer la production de la série complète. Même si c’est passé vite, c’est vrai que les délais sont longs !

On est donc passé à l’écriture du scénario. Étienne travaillait sur d’autres projets et je me suis associé à Denis Rollier et Leonardo Valenti, qui est un scénariste italien de séries, et qui nous a fait profiter de son expérience dans la série noire.

Il a fallu une ultime étape d’élagage pour parvenir à une version qui tienne en quatre-vingt pages. C’est Guillaume Grosse, un scénariste marseillais de court et long métrages, qui m’a aidé à resserrer le récit. Il a ensuite été adapté en breton par Aziliz Bourgès et Laors Skavenneg.

La volonté de faire de Fin Ar Bed une série en langue bretonne était-elle présente dès le début ?

Oui, dès sa naissance le projet avait été proposé en breton. On s’est vite dit que la réalisation dans cette langue allait ajouter une certaine ambiance à la série.

L’écriture en breton est plus ouverte et propose une autre expérience qu’en français. Et du point de vue de la production audiovisuelle, beaucoup de choses avaient été faites, mais en fiction on retrouvait surtout des œuvres de comédies.

Même s’il y a un peu d’humour dans FIN AR BED, j’avais envie de lui donner un autre ton que celui de la comédie, en amenant un genre un peu inhabituel à ce qui existe déjà dans les programmes bretons.
Je voulais aussi mélanger différents genres. On aborde ainsi le thriller avec l’histoire de Klet qui vit dans un monde de mafieux. On plonge dans un monde fantastique avec Fañch qui vit avec les vivants et les morts.

Le troisième personnage, Marie, une working-girl qui a tout sacrifié pour son travail, nous ancre dans un monde bien réel.

Quels étaient les défis que vous deviez relever du fait que vous ne parlez pas breton ?

Il est vrai que le fait que je ne parle pas breton peut sembler incongru, mais je pense en avoir fait ma force. J’habite en Bretagne, j’ai beaucoup d’amis bretonnants, et j’ai souvent réalisé et mixé des programmes en breton, ce qui m’a donné une bonne oreille pour identifier la musicalité de la langue et pour en reconnaître les accents.

Cela me permet d’amener un regard différent sur le monde breton et sur la manière d’imaginer une histoire en langue bretonne. Et sur le tournage, je me suis concentré sur l’énergie des personnages, leur crédibilité, les sonorités des dialogues, et moins sur le mot à mot. Cela m’a permis une approche plus sensible du jeu des acteurs.

De plus, je ne me suis senti jamais senti perdu : j’étais présent lors de l’adaptation du scénario du français au breton et je maitrisais toujours ce qui se racontait.

Qu’est-ce qui a motivé le choix de Nolwenn Korbell pour le rôle de Marie et quels critères recherchiez-vous lors de vos castings pour les rôles de Fañch et Klet ?

Cette histoire a été écrite en pensant à Nolwenn et je ne n’imaginais pas une autre actrice qu’elle dans le rôle. Je l’avais vue à de nombreuses reprises au théâtre et à la télévision et elle dégageait quelque chose d’unique.
J’avais envie de la transformer en Marie ; j’aimais l’idée de faire d’elle une working-girl presque austère, qui contrôle sa vie, puis de la faire évoluer dans la série jusqu’à devenir une femme ouverte, solaire, rayonnante, comme la Nolwenn que l’on voit lors de ses concerts. C’est à ce personnage là que je voulais arriver à la fin.

Roger a été découvert lors du casting du pilote et ça a été une révélation : ça n’avait rien d’évident de trouver quelqu’un de son âge qui ait la bonne énergie et une véritable envie d’incarner le personnage de Fañch.
Roger, qui n’est pas un acteur professionnel s’est révélé extrêmement naturel devant la caméra. Il a du charisme et le physique que je cherchais ; je pense que tout le monde a dans la tête une image du « petit vieux », et lui correspondait à celle que je me faisais. Quelque part, il me rappelait mon grand-père.

Le trio fonctionnait bien. Leurs différences de caractère ne les ont pas empêchés de bien s’entendre, comme les personnages qu’ils incarnaient. Les acteurs ont amené beaucoup de richesse à leurs rôles. Je voulais aussi que le spectateur puisse se dire qu’en plus d’être des compagnons de route, ces trois-là pouvaient être une famille, (re)composée.

Quelle a été votre approche artistique sur la série ?

Un maître-mot : rester proche de mes personnages. Dès lors, il m’a semblé indispensable de choisir des cadres serrés pour saisir leur émotion.

On se balade en Bretagne car c’est un roadmovie mais on en oublierait presque les paysages tellement ce qui compte est la manière dont va se construire ce trio improbable.

Un mot sur la musique, où on retrouve des collaborations très variées ?

Ça a été un gros travail car je voulais aussi mélanger plusieurs univers.
J’ai travaillé d’abord avec Julien Le Vu, avec qui je me suis mis d’accord sur le « design sonore » de la série et les instruments que je voulais. Il a dirigé une bande de 3 musiciens géniaux (Pierre-Laurent Bertolino, Lionel Mauguen et Nicolas Pointard), pour enregistrer la quasi-totalité de la musique du film, et notamment le générique début, avec cette vielle à roue impressionnante, composée et jouée par Pierre-Lo. Et on a proposé à Krismenn de participer à la série en utilisant un des titres de son album pour le générique de fin.

Puis un autre titre au milieu d’un des épisodes. Il a accepté tout de suite, et finalement il prête même sa voix à la série, puisque c’est lui qui parle au début de chaque épisode.

Enfin, c’est Pablo Salaün qui a assemblé et finalisé tout le son de la série, avant de partir en mixage avec Pascal Coulombier à France 3 Bretagne.

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